RDC : Félix Tshisekedi a-t-il mis fin à la coalition FCC-CACH ?

RDC : Félix Tshisekedi a-t-il mis fin à la coalition FCC-CACH ?

Il est 17 heures dans la capitale Kinshasa, Félix Tshisekedi en garant du bon fonctionnement des institutions, dans un discours d’une trentaine de minutes que lui-même voudrait appeler « Appel à la mobilisation générale » regrette après mûre réflexion l’échec de la coalition FCC-CACH au bout de deux années de grâce.

Il égrène les suggestions de ses interlocuteurs lors des consultations à son initiative, consultations consécutives à une vive tension entre les partenaires au pouvoir. Le boycott de la cérémonie de prestation de serment des juges constitutionnels par les cadres du FCC est identifié comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Sur le plan de la démocratie, le Chef de l’État évoque la suggestion de ses interlocuteurs, celle de mettre fin à la coalition FCC-CACH. Pour libérer la Nation de l’otage de son avenir selon ses mots, le Chef de l’État établit l’effritement de l’actuelle majorité parlementaire et décide de nommer un informateur qui devra identifier, mandat en cours, une nouvelle coalition qui devra être composée d’une majorité absolue au sein de l’Assemblée nationale afin de former au plus vite un nouveau gouvernement.

L’identification d’une nouvelle coalition, est-ce la fin de la coalition FCC-CACH s’interrogent d’aucuns des analystes politiques. Par quels faits le Chef de l’État a t-il constaté l’effritement de la majorité actuelle au parlement s’interroge-t-on. Le Chef de l’État a-t-il demandé implicitement au Premier Ministre Ilunga Ilunkamba de démissionner s’interroge l’opinion. Est-ce que le fait pour le Chef de l’État d’établir l’effritement de la majorité parlementaire ne l’a pas amené à reconnaître une majorité parlementaire qui a existé pourtant contestée par son propre camp politique continue-t-on de s’interroger. Comment va-t-on obtenir une majorité absolue au sein du Parlement et qui devra faire partie prenante de la nouvelle coalition au pouvoir, voilà autant d’interrogations que suscite le discours du Chef de l’État de ce dimanche 6 décembre 2020 qui consacre l’union sacrée, entendue comme nouvelle approche de la gouvernance basée sur les résultats au bénéfice du peuple congolais.


#GO

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