Débat sur le 3ème mandat en RDC : Jean-Claude Katende alerte sur un recul démocratique et un climat de peur

Débat sur le 3ème mandat en RDC : Jean-Claude Katende alerte sur un  recul démocratique et un climat de peur

Le lancement de la campagne « le 3ème mandat est périmé » par l’activiste des droits de l’homme Jean-Claude Katende soulève une vague d’inquiétudes au sein de l’opinion. Entre mises en garde de ses proches et constat d’un rétrécissement de l’espace civique, le président de l’ASADHO peint un tableau sombre de la liberté d’expression sous le régime actuel.

Depuis qu’il a pris position publiquement contre l’éventualité d’une nouvelle prorogation du mandat présidentiel, Jean-Claude Katende dit faire face à un déferlement de messages d’alerte. Ce qui frappe l’acteur de la société civile, ce n’est pas tant la menace elle-même, mais la terreur que le système semble inspirer aux citoyens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dit-il sur son compte X.

Faisant preuve d’une franchise déconcertante, il relate l’ambiance qui entoure son initiative : « Depuis que j’ai annoncé la campagne le 3ème mandat est périmé, je reçois des appels des compatriotes qui sont au pays tout comme à l’étranger qui ont très peur pour moi : Fais attention, on va te tuer. Fais attention, on va t’arrêter », écrit-il.

Pour Jean-Claude Katende, cette réaction viscérale de ses compatriotes est le symptôme d’un mal plus profond : L’érosion des acquis démocratiques. Celui qui a connu plusieurs cycles politiques en RDC avoue sa stupéfaction devant le climat actuel. « Avant cette annonce, je ne pouvais jamais m’imaginer que les compatriotes avaient si peur du régime du Président Tshisekedi. Je n’en reviens pas. Il y a vraiment un recul démocratique dans le pays. Un État où les citoyens pouvaient s’exprimer librement sur les questions d’intérêt national, sans craindre des représailles, disparaît au jour le jour. C’est très dommage », déplore l’activiste.

En dénonçant ce qu’il qualifie de  recul, Katende pointe du doigt la fragilité des libertés publiques, alors que la Constitution de 2006, issue d’un large consensus, semble être à nouveau au cœur de toutes les convoitises politiques.

Pour de nombreux observateurs, le témoignage de Jean-Claude Katende sonne comme un avertissement, lorsque la peur remplace le débat d’idées, c’est la santé même de la nation qui est mise en péril.

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La Rédaction

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