Djugu : La population compte encore sur la présence de la MONUSCO

Djugu : La population compte encore sur la présence de la MONUSCO

Dans un sondage mené auprès de la population par le reporter de gouverne.info dans plusieurs localités de Bahema Badjere, touchées en majorité par les conflits armés, cette population a rejeté une prétendue connexion entre les troupes de la MONSUCO et les assaillants de la Codeco. Ceci pour couper cours aux spéculations sur un quelconque ravitaillement des miliciens de la Codeco par les forces onusiennes déployées sur le terrain. La population sondée estime nécessaire la présence des contingents onusiens dans cette zone pendant ce moment.

Le Vice président des jeunes du village Dedja reconnait l’effort de la MONSUCO sur le terrain, malgré certaines défaillances qui restent encore à déplorer dans leurs interventions, « la MONSUCO, surtout les Bangladais basés à Blukwa intervient souvent si on les appelle, mais parfois en retard » indique-t-il.

Au sujet d’une prétendue collaboration entre cette force et les assaillants, il ponctue en langue locale, le swahili, « si bado onaka, wala bado sikiyaka » pour dire « Nous n’avons jamais vu cela moins encore entendu ».

À Ro, une petite localité située à quelques km de Fataki, par ailleurs, l’annonce du départ de la force Uruguayenne inquiète la population civile de cette contrée, surtout qu’un site des déplacés est juste à quelques mètres d’une base de contingents Uruguayens.

« Les gens risquent de fuir suite à leur départ, ils sont rigoureux, même les assaillants ont peur de ces militaires, plusieurs fois nous avons été sauvés par eux » confie le Président du site de déplacés retrouvé aux environs de la base de ces contingents.

Malgré ses soutiens, les actions des contingents sur le terrain restent au centre de divergences des vues. La population demande plutôt à l’état de mobiliser des moyens à mettre à la disposition des FARDC pour garantir plus de sécurité aux populations même dans des localités isolées.

Quelques personnes qui ont exprimé leur mécontentement face aux actions de la MONSUCO, reprochent à cette force d’avoir beaucoup plus concentré ses activités aux environs des sites de déplacés en défaveur de ceux-là qui sont restés dans les villages. Sans souhaiter leur départ, ces personnes sondées comptent encore sur la présence des contingents onusiens pour leur sécurité.

« MONSUCO circule beaucoup dans des sites des déplacés, nous qui sommes aux villages, nous ne sommes vraiment pris en considération, ils ont plus de moyens que les FARDC mais elles devraient être aussi plus mobile qu’elles » indique Jean-Robert.

Jean-LO

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