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Débat constitutionnel en RDC : Jean-Marc Kabund salue la constance des évêques de la CENCO

Les conclusions de l’Assemblée plénière extraordinaire de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), qui s’est clôturée le 20 juin 2026, continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Depuis Kinshasa, le Président du parti Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund-a-Kabund, a brisé le silence pour apporter son soutien total aux prélats catholiques, dressant un rapport entre l’action de l’Église et la survie de la Nation.

D’abord, Jean-Marc Kabund a exprimé son admiration face à la rectitude de la hiérarchie catholique. Pour l’ancien Vice-président de l’Assemblée nationale, la position de l’Église face aux velléités de révision constitutionnelle ne relève pas de l’opportunisme, mais d’une fidélité historique aux valeurs républicaines.

C’est pourquoi l’ancien bras droit de Félix Tshisekedi, devenu l’un de ses plus farouches opposants, a adressé un message de félicitations appuyé aux hauts dignitaires ecclésiastiques : « Je salue le message issu de l’Assemblée plénière extraordinaire des Évêques de la CENCO, tenue du 18 au 20 juin 2026, et félicite les Princes de l’Église pour leur constance dans la défense de l’ordre constitutionnel ».

Ensuite, l’analyse de Jean-Marc Kabund met en relief le rôle de l’Église comme ultime garde-fou dans un contexte politique qu’il juge incertain et dangereux pour l’avenir du pays. Selon lui, l’intervention des évêques dépasse le simple cadre juridique pour toucher aux fondements mêmes de la cohésion nationale.

Par conséquent, il présente la déclaration syndicale de la CENCO comme un guide moral indispensable pour traverser la tempête politique actuelle, soulignant l’importance de ses axes majeurs : « Leur engagement en faveur de la préservation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, de la paix et du vivre-ensemble constitue un repère essentiel pour notre nation en ces temps décisifs pour la République démocratique du Congo ».

Cette réaction de Jean-Marc Kabund s’ajoute à celle d’autres leaders majeurs de l’opposition, comme Moïse Katumbi, Martin Fayulu ou Delly Sesanga, scellant ainsi une unanimité de façade de l’opposition derrière le veto de l’Église catholique. Face à ce front du refus qui s’élargit chaque jour un peu plus, la marge de manœuvre du pouvoir de Kinshasa s’annonce de plus en plus étroite pour faire passer son projet de réforme constitutionnelle, selon la société civile.

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Daniel Faray

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