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Changement de la Constitution en RDC : Martin Fayulu évoque le front commun des Églises et met en garde Félix Tshisekedi

Le débat sur un éventuel changement de la loi fondamentale en République Démocratique du Congo continue de coaliser les forces de l’opposition et de la société civile. Au lendemain de la déclaration fracassante de la CENCO, le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, est monté au créneau. S’appuyant sur le refus historique des deux principales confessions religieuses du pays, l’opposant appelle le pouvoir à reculer face à la volonté populaire.

D’abord, Martin Fayulu a mis en exergue la convergence doctrinale inédite entre l’Église catholique et l’Église protestante sur cette question existentielle pour la nation. Pour l’ancien candidat à la présidentielle, le constat est sans appel : Les autorités morales du pays ont tracé une ligne rouge à ne pas franchir.

C’est pourquoi il a rappelé chronologiquement les prises de position de ces deux géants sociopolitiques, y voyant un signal d’alarme majeur que le régime en place ne peut feindre d’ignorer : « Hier, la CENCO a estimé qu’il n’existe ni nécessité, ni urgence, ni opportunité de changer la Constitution. De son côté, l’ECC a souligné, le 7 juin, que le respect strict de la Constitution actuelle est indispensable. Ainsi, les deux principales Églises du pays se sont prononcées contre un changement de la Constitution » insiste l’homme de la vérité des urnes.

Par conséquent, face à ce bloc du refus qui se consolide de jour en jour, le Président de l’ECiDé interpelle directement le Chef de l’État et sa famille politique. Selon lui, s’entêter dans un projet de révision constitutionnelle contre l’avis des forces vives équivaudrait à une déclaration de rupture avec la population.

En définitive, pour clore son plaidoyer, Martin Fayulu brandit les spectres des crises passées et lance un avertissement solennel sur l’issue inéluctable des bras de fer entre un pouvoir et sa base : « Nous demandons donc à M. Tshisekedi et à ses partisans d’écouter la voix de la raison. Personne n’a jamais vaincu son propre peuple. Les événements historiques, anciens comme récents, en témoignent éloquemment ».

La sortie médiatique de Martin Fayulu confirme la cristallisation d’un bloc du refus de plus en plus structuré autour du binôme CENCO-ECC. Alors que le camp présidentiel tente de légitimer sa démarche par des mobilisations de terrain, la posture des opposants se veut historique et implacable. Face à des Églises qui encadrent plus de 80 % de la population congolaise, le pouvoir de Kinshasa choisira-t-il la voie de l’écoute ou celle de l’affrontement politique ? Les semaines à venir s’annoncent décisives pour la stabilité des institutions de la République.
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Daniel Faray

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