Kolwezi : Les universités en collaboration avec les confessions religieuses se lancent dans la lutte contre la présence des jeunes filles dans la rue

Kolwezi : Les universités en collaboration avec les confessions religieuses se lancent dans la lutte contre la présence des jeunes filles dans la rue

Ces échanges autour de la problématique de la présence de la jeune fille dans la rue, ont eu lieu au cours d’un colloque organisé grâce à une collaboration tripartite entre les universités, les institutions qui s’occupent des enfants abandonnés ainsi que les confessions religieuses.

Le cadre choisi est la salle de fête de l’église Orthodoxe. Plusieurs femmes de plusieurs confessions religieuses ont répondu en masse afin de recevoir les enseignements sur le thème principal « éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ».

À tout seigneur tout honneur, les premiers à prendre la parole sont les femmes, trois au total. Devant une assemblée constituée en majeure partie de la gente féminine, madame Ouriane, Madame Cynthia ainsi que Madame Annie ont axé leurs messages sur les qualités d’une bonne femme, qui plus sont celles d’une bonne épouse. Elles ont notamment insisté sur l’humilité, la douceur, le sens d’obéissance à son mari, la noblesse du cœur etc…

Après les speechs de ces trois dames venues des grandes confessions religieuses du pays, place au développement avec les professeurs des universités invités pour l’occasion. Le premier à prendre la parole est le professeur et psychologue Jacques Kanyembo. Il a axé son intervention sur le rôle que joue la famille dans l’éducation d’un enfant: « Autrefois, il était difficile de voir des enfants dans la rue, puisque l’éducation était bien assurée par les parents suivant nos coutumes, mais actuellement c’est tout le contraire à cause des habitudes que nous prenons de l’étranger. Actuellement, les enfants en général, et les jeunes filles en particulier s’éduquent tout seuls. Si plusieurs enfants sont dans la rue aujourd’hui, c’est parce que plusieurs mères sont intéressées par les études et ensuite par le travail. La conséquence c’est qu’on confie l’éducation aux bonnes ».

Ensuite, c’est le professeur KABULO Baudoin qui est également intervenu sous sa casquette de psychologue. Il s’est, pour sa part, appesanti sur les raisons qui poussent les enfants à quitter le toit parental : « La première raison qui pousse un enfant à quitter sa famille c’est le manque d’amour, surtout venant de leurs mères. Les parents doivent aimer leurs enfants, et surtout leur faire sentir cet amour. Deuxièmement c’est le besoin d’appartenir à un groupe dans lequel ils se sentent en sécurité, protégés, invulnérables… Dieu au départ a conçu la famille pour ça, mais malheureusement, ça manque actuellement dans nos familles. Chers parents, la place des enfants n’est pas dans des centres d’accueil, mais plutôt au sein de la famille ».

Le dernier intervenant à prendre la parole est le professeur Jean-Pierre. Dans son propos, il a notamment évoqué la possibilité de créer un centre de prise en charge des grossesses à risque ainsi que la création d’une école qui apprend aux femmes à lire et à écrire.

Dans son mot de la fin, le Père Gustave Muderwa, initiateur de ce colloque a exhorté toutes les femmes à bien encadrer leurs enfants afin qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue. Il a également appelé toutes les personnes éprises de bonne volonté, à soutenir la maison MAPENDO ainsi que la maison KWETU dans la lourde tâche qu’elles se sont assignées, à savoir, l’encadrement des enfants abandonnés.

#Jedida Mbal

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