À Lubumbashi, la commune Annexe devient le théâtre de vives inquiétudes liées à la sécurité sur les axes routiers. Le Cadre de Concertation de la Société Civile du Haut-Katanga vient de rendre publiques des allégations de harcèlement et de contrôles illégaux ciblant les usagers du boulevard Katumbi, à l’intersection de la route de contournement.
Au cœur de cette dénonciation contenue dans un communiqué officiel diffusé ce samedi par le responsable provincial Bertin Tshoz, se trouve un collectif d’individus opérant sous le label informel de « Bureau II ». D’après l’organisation citoyenne, ces derniers effectuent des contrôles routiers et des interpellations sans détenir la moindre habilitation légale ni arborer d’insignes officiels.
Les témoignages compilés par la structure Gouvernance sécuritaire et paix indiquent que les conducteurs de poids lourds, les motocyclistes ainsi que les petits vendeurs ambulants subissent des méthodes d’interception musclées. La structure prévient que l’anarchie générée par ces barrages improvisés constitue un facteur de risque majeur pour la sécurité routière, susceptible de provoquer des accidents sur cet axe à forte influence.
Face à ce vide sécuritaire, la société civile interpelle directement le commandement de la Police nationale congolaise (PNC). Elle exige l’ouverture d’une enquête pour identifier les membres de ce réseau et rappelle que toute procédure d’arrestation doit obligatoirement répondre aux normes juridiques en vigueur.
Parallèlement, un appel à la résistance pacifique et à la dénonciation a été lancé à l’attention de la population de Lubumbashi. Bertin Tshoz insiste sur la nécessité pour les victimes de saisir immédiatement les canaux officiels de la police en cas d’abus, tout en plaidant pour un recyclage des agents de l’État en matière de respect des droits fondamentaux des citoyens.
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Daniel Faray







