La décision est tombée ce samedi par voie officielle. La mairie de Lubumbashi a annoncé l’interdiction, jusqu’à nouvel ordre, de toutes les réunions à caractère politique, des marches ainsi que des manifestations publiques sur l’ensemble de l’espace urbain.
Dans un communiqué officiel rendu public, le maire intérimaire adjoint, Patrick Kafwimbi, a précisé les nouvelles modalités qui s’imposent désormais aux acteurs politiques locaux. Les partis désireux de tenir des activités devront dorénavant se limiter exclusivement à leurs permanences ou à leurs sièges officiels.
Un contexte politique marqué par la mobilisation de l’opposition
Cette mesure de restriction intervient dans un climat politique particulièrement dense. Elle coïncide notamment avec les préparatifs d’une mobilisation de l’opposition, qui prévoyait initialement de manifester ce mercredi 08 juillet pour exprimer son opposition à tout projet de changement de la Constitution.
Selon des sources politiques, cette action de rue a finalement été reportée au 22 juillet prochain. Ce décalage du calendrier fait suite à une invitation adressée aux leaders de l’opposition par le président burundais, modifiant ainsi l’agenda des manifestations initialement prévues dans la ville et sur l’ensemble du territoire national.
Garantir l’ordre public et encadrer les rassemblements
Pour l’autorité urbaine, cette décision s’inscrit réglementairement dans le cadre du maintien de l’ordre public et de la sécurité. En canalisant les rassemblements dans des espaces privés et identifiés, la mairie entend prévenir d’éventuels débordements ou heurts sur la voie publique, particulièrement redoutés lors des marches politiques.
L’autorité municipale s’est montrée ferme quant à l’application de cette directive, rappelant que les contrevenants s’exposeraient aux sanctions juridiques et administratives prévues par la législation en vigueur.
___
La Rédaction






