Réunie mardi 16 juin à Kinshasa, la plateforme de l’opposition C64 a annoncé l’organisation d’une nouvelle marche pacifique le 8 juillet 2026 sur toute l’étendue du territoire national, avec comme point de chute symbolique le Palais de la Nation.
Lors de cette réunion, les dirigeants de la C64 ont dressé un bilan qu’ils qualifient de « préoccupant » des événements survenus lors du sit-in du 12 juin dernier devant le Palais du Peuple.
Prenant la parole au nom de la plateforme, Jean-Marc Kabund a indiqué que le temps de silence observé après la répression du 12 juin n’était pas un signe de faiblesse, mais une nécessité pour permettre aux blessés de panser leurs plaies et d’évaluer les pertes enregistrées lors des affrontements.
Il a par ailleurs ajouté que cette répression est un signe que le pouvoir en place a peur. « Nous appelons notre peuple à ne pas avoir peur, car la peur a changé de camp. La répression du 12 juin n’a fait que conforter notre conviction que le pouvoir en place a peur. Nous allons poursuivre notre combat sans relâche jusqu’à la victoire finale », a-t-il déclaré.
À travers cette nouvelle marche, la coalition entend porter devant les élus du peuple les griefs formulés contre le président Félix Tshisekedi. La C64 l’accuse d’avoir trahi son serment constitutionnel, tout en cherchant à favoriser une « balkanisation de la partie Est du pays », et réclame sa démission du pouvoir. Selon elle, il est « indigne de porter la veste du président de la République ».
Alors que la majorité défend la légalité du processus de changement constitutionnel, la C64 affirme vouloir maintenir ses actions dans un cadre pacifique et conformément aux dispositions constitutionnelles garantissant la liberté de manifestation, afin de lutter contre toute modification de la Constitution.
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Junior Numbi





