Quelques jours après les incidents survenus lors du Sit-in de l’opposition réunie au sein du C64, qui ont occasionné des pertes en vies humaines, et au lendemain des célébrations de l’anniversaire du Président de la République, dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays sous contrôle de l’AFC/M23, l’opposant congolais en exil, Seth Kikuni, a durci le ton dans ses récentes déclarations.
Selon lui, le président Félix Tshisekedi gouvernerait dans un climat de peur permanente. Seth Kikuni estime que seule l’unité de l’opposition permettra de mettre fin à ce qu’il qualifie de « dérive dictatoriale » du régime en place.
Membre de la plateforme Sauvons le Congo, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a toutefois précisé qu’il n’est aucunement affilié à l’AFC/M23, prenant ainsi ses distances avec le mouvement rebelle actif dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
S’agissant de la Constitution, Seth Kikuni s’est montré catégorique sur la question de l’article 220. Pour lui, cette disposition doit demeurer inchangée. Il considère qu’une éventuelle modification ouvrirait la voie à une personnalisation excessive du pouvoir et risquerait de transformer l’État en une propriété privée au profit du Chef de l’État.
L’opposant affirme également avoir eu de longs échanges avec l’ancien président Joseph Kabila. Selon ses propos, ce dernier lui aurait livré sa version de plusieurs événements politiques ayant marqué le pays, révélant notamment qu’il avait été soulagé de transmettre le pouvoir à Félix Tshisekedi à l’issue de la transition de 2019.
Par ailleurs, Seth Kikuni a vivement critiqué l’organisation des festivités entourant l’anniversaire du Président de la République ainsi que certains de ses déplacements à l’étranger, notamment à Budapest lors de la finale de la Ligue des champions, estimant que ces activités interviennent alors que le pays traverse une période particulièrement difficile.
Il convient de rappeler qu’une partie de l’opposition congolaise se trouve actuellement en exil, regroupant plusieurs figures politiques de premier plan. Une autre branche poursuit ses activités à l’intérieur du pays, où elle tente de s’imposer comme une alternative face à la majorité présidentielle réunie au sein de l’Union sacrée.
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Filbert Ngoy





