Face aux multiples crises sécuritaires qui secouent la République démocratique du Congo, le Président Félix Tshisekedi a décidé d’engager le pays sur la voie d’un dialogue inclusif. C’est ce qui ressort de l’audience qu’il a accordée, ce vendredi 17 juillet, aux responsables des confessions religieuses.
À l’issue de cette rencontre, le Cardinal Fridolin Ambongo a annoncé que le Chef de l’État avait « levé l’option » d’organiser un dialogue inclusif entre les Congolais. « Dès lors que cette option est levée d’aller à un dialogue inclusif entre fils et filles du Congo, c’est à nous tous, ceux qui sont au pouvoir tout comme ceux qui sont dans l’opposition, de s’inscrire dans cette dynamique pour que cette initiative puisse aller de l’avant, porter des fruits, pour que tous les fils et filles du Congo puissent vivre enfin en paix, dès lors que les motifs d’agression contre notre pays seront également levés », a déclaré le cardinal Fridolin Ambongo.

Concernant les modalités de cette initiative, le prélat a indiqué qu’une feuille de route sera publiée dans les prochains jours afin de définir le cadre et les étapes de ce dialogue.
Cette annonce intervient alors que la RDC est confrontée à une crise sécuritaire persistante dans sa partie orientale, marquée par l’avancée des rebelles de l’AFC/M23, qui occupent plusieurs localités.
Réagissant à cette perspective de dialogue, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a insisté sur la nécessité de bâtir un front intérieur face à l’agression dont le pays dit être victime. « Il faudrait qu’ils démontrent, de par leurs déclarations pour certains, qu’ils coupent le lien avec celui qui est le bourreau, le Rwanda, qui est coupable de tous ces crimes commis dans l’Est de la République depuis 30 ans. Parce que l’objectif, c’est de construire un front intérieur », a-t-il déclaré.
De leur côté, plusieurs acteurs de l’opposition estiment qu’aucun dialogue ne saurait être véritablement inclusif sans la participation de Joseph Kabila et de Moïse Katumbi, deux figures majeures de la scène politique congolaise vivant en exil. Ils exigent également l’annulation de la condamnation à mort prononcée par la Haute Cour militaire contre Joseph Kabila, ainsi que de celle prononcée par la Cour militaire contre Corneille Nangaa.
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Junior Numbi







