Dans la nuit du mercredi 15 juillet 2026, le quartier Golf Maisha, situé dans la commune de Lubumbashi, a une nouvelle fois été le théâtre d’attaques armées d’une rare violence. Face à l’absence chronique des forces de l’ordre, les résidents tentent tant bien que mal de s’organiser pour pallier la faillite de l’appareil sécuritaire local.
C’est une nuit blanche de plus que viennent de traverser les habitants du quartier Golf Maisha. Jusqu’aux premières lueurs de l’aube, vers 4h30, des bandes de criminels armés ont opéré en toute impunité, brisant la quiétude des résidents et plongeant plusieurs familles dans l’effroi.
Une violence aveugle en l’absence de secours
La première agression d’envergure a ciblé une habitation située sur l’avenue Mater Dei. Profitant de l’absence du chef de famille, les assaillants ont forcé le domicile, s’en prenant violemment à une mère et ses enfants. Au cours de cet assaut d’une grande brutalité, la femme a été grièvement blessée à la tête. Devant le vide sécuritaire, ce sont les voisins qui ont dû s’interposer pour repousser les malfrats et évacuer d’urgence la victime vers un centre hospitalier de la place afin d’y recevoir des soins intensifs.
Excédés et traumatisés par ce drame, les habitants ont alors pris la décision de se prendre en charge. Formant des groupes de vigilance improvisés, ils sont restés massés à l’extérieur jusqu’à 3h30 pour sécuriser les avenues. Une initiative citoyenne dictée par un constat amer : dans ce secteur, aucune patrouille policière ne répond aux appels de détresse d’une population qui vit, nuit après nuit, la peur au ventre.
Le retour de la terreur dès la fin du guet
Le répit aura pourtant été de courte durée. Dès que les habitants ont regagné leurs logements vers 3h45, pensant le danger écarté, une seconde attaque a éclaté sur l’avenue Maman Philo. Faisant preuve d’un aplomb déconcertant, les criminels ont forcé les portes et fracturé les murs pour violer l’intimité d’une nouvelle famille. Une fois de plus, seule la vigilance et la proactivité du voisinage ont permis d’éviter un carnage et de sauver des vies humaines.
Golf Maisha : L’abandon d’un quartier en pleine expansion
Ce nouveau pic de violence met en lumière une réalité systémique : l’inefficacité flagrante de l’appareil sécuritaire à Lubumbashi, particulièrement dans ses zones périphériques. Le Golf Maisha, pourtant en pleine expansion socio-économique, s’est transformé au fil des mois en un véritable bastion du banditisme urbain où les criminels dictent leur loi sans jamais être inquiétés.
Aujourd’hui, la colère a définitivement supplanté la peur au sein de la communauté. Face à l’inertie persistante des forces de l’ordre, les résidents n’hésitent plus à dénoncer la faillite d’un État démissionnaire. Dans ce quartier abandonné à sa propre détresse, la persistance de l’inaction sécuritaire ne laisse plus qu’une alternative dramatique aux citoyens : s’en remettre à une justice populaire de survie ou consentir à subir, chaque nuit, la loi des armes.
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Daniel Faray







