Haut-Katanga : La Société Civile dénonce une vague d’enlèvements de notables à Lubumbashi

Haut-Katanga : La Société Civile dénonce une vague d’enlèvements de notables à Lubumbashi

Le Cadre de concertation de la Société Civile du Haut-Katanga a rompu le silence ce Mardi 14 avril 2026. À travers un communiqué de presse 027/04/CCSKT/GSP/2026 signé par Bertin Tshoz dont une copie est parvenue à gouverne.info, l’organisation tire la sonnette d’alarme sur ce qu’elle qualifie d’épidémie d’enlèvements visant des figures intellectuelles et sociales de la région.

L’alerte fait suite à l’enlèvement, depuis lundi dernier, du professeur Francis Nkulu, ancien cadre du parti engagement pour le Congo (ECO) et membre de l’union sacrée. Cette interpellation est intervenue peu après celle de Raphaël Mututa, président de la cellule des notables katangais.

La société civile souligne que le professeur Nkulu avait récemment démissionné de son parti politique, le 04 avril dernier. Ces opérations, menées par des hommes armés en plein cœur de Lubumbashi, créent un climat d’insécurité qui inquiète les acteurs sociaux.

Pour Bertin Tshoz et le cadre de concertation, ces arrestations ciblées menacent directement les efforts de réconciliation nationale initiés par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi. L’organisation estime que l’usage de la force contre des notables pour leurs opinions politiques fragilise les fondements de la démocratie congolaise: « Un pays ne se construit pas pendant la guerre, ni par des arrestations populaires de notables. La paix ne s’achète pas ; elle se construit par des dialogues fraternels et constructifs », précise le communiqué.

Face à cette escalade, la Société Civile du Haut-Katanga formule trois exigences majeures à savoir : Une trêve immédiate des arrestations au Katanga pour préserver le processus de paix; Le respect de la liberté d’opinion, rappelant que la construction d’une nation repose sur la tolérance; L’implication des corps constitués, s’interrogeant sur le silence des églises, des sages et des élus (députés et sénateurs) face à cette situation.

En conclusion, la société civile réaffirme son engagement pour la promotion des droits de l’homme et interpelle la conscience nationale. Elle appelle à cultiver l’amour et l’unité pour éviter que la démocratie ne soit mise en péril par des méthodes d’intimidation.

_______________
La Rédaction

Partager via :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
11 ⁄ 1 =


Vous aimez nos contenus? Continuez de nous suivre sur :

Merci d'avoir visité Gouverne.info

Envie de réagir ou de suggérer, veuillez nous laisser un message.