Lubumbashi : Un mort et d’importants dégâts lors d’affrontements entre les jeunes de deux partis politiques

Lubumbashi : Un mort et d’importants dégâts lors d’affrontements entre les jeunes de deux partis politiques

Dans la ville de Lubumbashi,  la commune de la Kenya, l’une de ses 7 municipalités, a été le théâtre de violents affrontements ce mardi 14 avril 2026. Des heurts ont opposé les jeunes de deux formations politiques, qui seraient ceux de  l’UNAFEC et ceux de ARDEV, plongeant cette entité dans le chaos.

Dès 10 heures du matin, la tension est montée d’un cran. Selon les témoignages recueillis sur place par Gouverne.info, le conflit trouverait son origine dans une querelle de délimitation de zones entre les deux camps.

Des jets de projectiles, de pierres et l’usage d’armes blanches ont été signalés. « Nous avons vu les deux camps s’affronter violemment. C’était une scène de guerre en plein centre-ville », confie un habitant ayant requis l’anonymat.

Victime des violents affrontements

Ces violences ont totalement paralysé les activités économiques de la commune durant toute la matinée. Boutiques et magasins sont restés fermés, tandis que les usagers évitaient les artères principales. Le bilan matériel est lourd, plusieurs véhicules ont été incendiés et des biens appartenant à des tiers ont été vandalisés au cours de ces échauffourées.

La police nationale congolaise est intervenue dans l’après-midi pour rétablir l’ordre. Des arrestations en cascade  ont été signalées sur les avenues Mitwaba, Circulaire et du Marché. Cependant, l’intervention des forces de l’ordre est vivement contestée par certains riverains, qui les accusent d’avoir aggravé la situation.

Selon plusieurs témoignages, l’usage de balles réelles par la police aurait causé la mort d’un jeune garçon: « Nous dénonçons l’utilisation de balles réelles par les forces de l’ordre. Nous ne sommes pas dans une zone de guerre à l’Est du pays. Ils ont tué un innocent », s’indigne un habitant en colère.

Si la situation semble revenir progressivement au calme en fin de journée grâce à cette présence musclée des forces de l’ordre, l’émotion reste vive au sein de la population de la Kenya, qui craint de nouvelles représailles.

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Fulbert Ngoy

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