Le Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) est appelé à clarifier son rôle dans la traçabilité des minerais issus de l’exploitation artisanale au Lualaba et dans le Haut-Katanga. Dans une dépêche publiée le 27 octobre 2026, CASMIA-G sollicite l’intervention du ministre national des Mines pour évaluer le travail des responsables de cette institution.
Le rôle du CEEC dans la certification des minerais artisanaux
Le rôle du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) dans la filière minière artisanale en République démocratique du Congo fait l’objet de préoccupations exprimées par CASMIA-G, une organisation de la Société civile qui s’intéresse aux questions minières.
Dans sa dépêche n° 033 du 27 octobre 2026, CASMIA-G appelle le ministre national des Mines à évaluer le travail accompli par les responsables nationaux et provinciaux du CEEC dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
Selon cette organisation, le rôle du CEEC mérite une attention particulière dans la filière cuprocobaltifère artisanale, notamment en ce qui concerne la certification et la traçabilité de l’origine des minerais destinés à l’exportation.
La certification de l’origine des minerais préoccupe CASMIA-G
Dans son document, CASMIA-G rappelle que le CEEC intervient notamment dans la délivrance des certificats d’origine nécessaires à l’exportation des produits issus de l’exploitation artisanale, en se référant à l’article 14 ter du Règlement minier.
Pour l’organisation, cette mission confère à l’institution une responsabilité importante dans le suivi des minerais artisanaux commercialisés dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga.
CASMIA-G estime que la situation observée dans le secteur minier artisanal au Lualaba soulève des interrogations sur le fonctionnement du dispositif de certification et sur le rôle effectivement joué par les responsables du CEEC.
CASMIA-G interpelle le ministre national des Mines
Face à ces interrogations, CASMIA-G demande au ministre national des Mines d’interpeller les responsables nationaux et provinciaux du CEEC afin qu’ils expliquent les certificats délivrés pour les minerais issus de l’exploitation artisanale au Lualaba et dans le Haut-Katanga.
L’organisation souhaite ainsi que les autorités examinent les documents de certification et déterminent le rôle joué par les différents responsables dans le circuit de commercialisation des minerais artisanaux.
Cette démarche vise, selon la position défendue par CASMIA-G, à obtenir davantage de transparence sur l’origine des produits miniers et sur les mécanismes de contrôle appliqués dans cette filière.
CASMIA-G réclame une évaluation du CEEC après les sanctions visant le SAEMAPE
Dans sa dépêche, CASMIA-G établit un parallèle avec les sanctions dont certains responsables du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) auraient fait l’objet.
L’organisation estime que les responsables du CEEC devraient également être évalués afin de déterminer leurs responsabilités et leur contribution au fonctionnement du secteur minier artisanal.
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