L’organisation de la Société civile œuvrant principalement dans le secteur minier et la gouvernance des ressources naturelles CASMIA-G, salue la suspension du Directeur Général et du Directeur provincial du SAEMAPE au Lualaba. L’organisation appelle également le ministère des Mines à attribuer des Zones d’exploitation artisanale (ZEA) aux coopératives minières afin de limiter les intrusions dans les concessions minières.
Pourquoi la plateforme CASMIA-G approuve la décision du ministère des Mines ?
Dans une dépêche datée du 22 octobre 2026, CASMIA-G s’est félicité de la suspension du Directeur Général et du Directeur provincial du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE) au Lualaba.
L’organisation estime que cette mesure constitue une décision courageuse du ministre national des Mines, destinée à préserver l’image de la République démocratique du Congo face aux préoccupations liées à la gestion des activités minières.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des préoccupations concernant l’exploitation minière artisanale, la protection des concessions privées et la lutte contre la fraude minière dans la province du Lualaba, riche en ressources naturelles.
CASMIA-G rappelle avoir publié, en janvier 2025, un rapport consacré au pillage présumé des minerais dans la concession de l’entreprise COMIDE.
Dans ce document, l’organisation évoquait une possible responsabilité de l’État congolais, en mettant notamment en cause des actes attribués à certains de ses représentants. Elle affirmait que des documents délivrés par le SAEMAPE auraient été utilisés sur un périmètre concédé à COMIDE.
Ces allégations de CASMIA-G soulèvent des questions sur les mécanismes de contrôle des activités minières artisanales et sur le respect des limites des concessions légalement attribuées.
CASMIA-G dénonce des intrusions qui favorisent la fraude minière au Lualaba
Dans sa dépêche, CASMIA-G accuse certains responsables du SAEMAPE de contribuer, par leurs activités sur des sites concédés, à des pratiques qu’elle associe à la contrebande et à la fraude minières dans la province du Lualaba.
L’organisation estime que le SAEMAPE devrait se concentrer sur sa mission d’encadrement technique des exploitants artisanaux, plutôt que d’intervenir sur des périmètres appartenant à d’autres opérateurs miniers.
CASMIA-G plaide pour l’octroi des zones d’exploitation artisanale
Au-delà des suspensions annoncées, CASMIA-G plaide pour des mesures structurelles. L’organisation demande au ministère des Mines d’accélérer l’octroi des Zones d’exploitation artisanale (ZEA) aux coopératives minières.
Selon elle, cette démarche permettrait de donner aux exploitants artisanaux des espaces légalement dédiés à leurs activités et de réduire les risques d’intrusion dans les concessions attribuées aux entreprises minières.
CASMIA-G estime que les suspensions ne produiront pleinement leurs effets que si elles sont accompagnées de solutions durables en faveur de l’exploitation artisanale.
L’organisation rappelle également que les communautés locales entretiennent un lien étroit avec les ressources naturelles de leur territoire et qu’elles doivent pouvoir en tirer des bénéfices dans le respect de la législation minière.
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