Contre-pied sur les campus de Lubumbashi. Alors que l’Intersyndicale avait décrété une journée blanche ce mercredi 15 juillet 2026, le mot d’ordre de suspension des activités n’a pas été totalement respecté à l’Université de Lubumbashi (UNILU) ni à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM). Selon les services de communication des deux institutions, les examens de fin d’année se déroulent normalement.
L’appel à l’arrêt total des activités académiques, scientifiques, administratives et techniques, lancé par les structures syndicales pour faire pression sur le gouvernement, a connu d’importantes fissures ce mercredi.
Dans plusieurs facultés et sections, la priorité a manifestement été accordée au calendrier académique.
Les étudiants finalistes et des promotions inférieures ont pu accéder aux salles pour présenter leurs épreuves écrites. Malgré les menaces de boycott, des corps académique et scientifique ont répondu présents pour encadrer les étudiants en pleine session.
Du côté des comités de gestion, l’heure est à la rassurance. Les cellules de communication de l’UNILU et de l’ISTM ont rapidement communiqué pour relativiser l’impact de ce débrayage : « Les activités d’évaluation se déroulent conformément au calendrier établi. Les étudiants poursuivent leurs examens de fin d’année dans la sérénité, en dépit du mot d’ordre syndical », précisent des sources officielles internes.
Cette situation de service minimum de fait démontre une divergence sur la méthode à suivre, alors même que l’ultimatum fixé par l’Intersyndicale court jusqu’au 22 juillet prochain. Reste à savoir si ce respect partiel de la grève affaiblira la position des syndicats dans leurs négociations avec le gouvernement congolais.
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Daniel Faray







