Dans sa dépêche du 14 juillet 2026, L’Association sans but lucratif CASMIA-G affirme que plusieurs acteurs de la société civile de Fungurume, dans la province du Lualaba, réunis au sein du Cadre des concertations, font l’objet de menaces de mort depuis le début de l’année 2026. L’ASBL en appelle à l’intervention des autorités congolaises pour assurer leur protection et apporter la lumière sur cette situation.
Des menaces qui font suite aux dénonciations sur la sécurité à Fungurume
Selon CASMIA-G, les activistes de la société civile concernés reçoivent des messages de menace dont les auteurs restent non identifiés. L’organisation soutient que ces intimidations seraient consécutives à plusieurs prises de parole dénonçant la dégradation de la situation sécuritaire dans la commune de Fungurume. Pour rappel, les acteurs de la société civile avaient notamment alerté sur des tirs à balles réelles provenant de la concession de la compagnie minière Tenke Fungurume Mining (TFM), où des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont déployés pour assurer la sécurisation du périmètre de l’entreprise.
Des victimes civiles enregistrées selon CASMIA-G
CASMIA-G affirme que des tirs ont causé des décès et des blessés parmi les populations civiles. L’ASBL indique également que certaines habitations situées dans les quartiers voisins sont impactées par des projectiles, alimentant un climat de peur au sein de la population. Elle estime que les membres de la société civile sont aujourd’hui visés en raison de leur rôle de lanceurs d’alerte.
TFM et les autorités au coeur des critiques incessantes
Dans sa note d’information, CASMIA-G liste plusieurs griefs. L’organisation rappelle que : Le travail des organisations de la société civile ne constitue pas un crime; la concession de TFM ne devrait pas être assimilée à un champ de bataille; l’entreprise devrait assumer sa responsabilité concernant les actes commis par les militaires présents sur son périmètre; TFM résiste au dialogue avec les parties prenantes au sujet des intrusions sur son site; la certification Copper Mark obtenue par l’entreprise constituerait, selon CASMIA-G, davantage un outil de communication qu’une preuve de bonnes pratiques sociales; les autorités compétentes donnent l’impression de faire preuve d’inaction face aux violations présumées des droits humains.
Ce que CASMIA-G recommande face à la situation
En réaction à cette situation, l’ASBL CASMIA-G demande :
La cessation immédiate des menaces contre les acteurs de la société civile de Fungurume ; la protection des personnes concernées ; le retrait des éléments des FARDC de la concession de TFM ; l’ouverture d’un dialogue inclusif entre toutes les parties afin de trouver une solution durable aux tensions liées aux intrusions sur le site minier.
Un contexte sécuritaire sous tension
Cette nouvelle prise de position intervient dans un contexte de tensions persistantes autour des activités minières dans la commune de Fungurume, au Lualaba. Les questions de sécurité, de cohabitation entre les communautés riveraines, les entreprises minières et les forces de sécurité continuent de susciter de nombreuses préoccupations.
___
La Rédaction







