À l’approche du 66ème anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, la sécurité se renforce dans la partie méridionale du pays. Le commandant de la 22ᵉ région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC), le Général de brigade Eddy Kapend, vient de décréter un état d’alerte maximale sur toute l’étendue de l’espace Grand Katanga, englobant les provinces du Lualaba, du Tanganyika, du Haut-Lomami et du Haut-Katanga.
Cette décision stratégique a été annoncée ce lundi 16 juin 2026 au cours d’une parade mixte d’envergure réunissant les forces régulières des FARDC, la Police nationale congolaise et la Garde républicaine au camp Major Vangu de Lubumbashi. Devant des troupes alignées en nombre, l’officier supérieur a martelé sur les principes cardinaux de vigilance, de discipline et de loyauté indéfectible envers la patrie. Il a profité de cette tribune pour fustiger ouvertement les dérives qui ternissent l’image des forces de l’ordre, notamment la corruption, les tracasseries routières et les exactions contre les civils.
S’adressant directement aux officiers et aux hommes de rang, le commandant de la 22ᵉ région militaire a recadré les missions régaliennes de chaque composante sécuritaire, insistant sur la rigueur qui doit caractériser l’homme en uniforme. C’est dans ce cadre qu’il a rappelé les fondements éthiques de l’engagement militaire au micro de gouverne.info :« La parade d’aujourd’hui nous a permis de rappeler aux troupes, officiers et soldats de l’armée et de la police leur mission principale qui consiste à défendre la patrie. Nous avons rappelé à tous les hommes en uniforme que la discipline est la mère des armées ».
Au-delà du simple rappel à l’ordre, la haute hiérarchie militaire pointe du doigt les risques d’infiltration et les comportements déviants qui affaiblissent l’efficacité opérationnelle sur le terrain. Face à la gravité des enjeux sécuritaires actuels, le Général Eddy Kapend a haussé le ton pour bannir définitivement toute complaisance ou manquement au devoir :« Nous interdisons toute forme de trahison au sein des forces armées et de la police. La conduite d’un soldat peut donner la victoire ou l’échec ».
Cette mise en garde intervient alors que des menaces persistantes pèsent sur les frontières de la région, exigeant des forces de défense une posture de réactivité absolue face aux velléités de déstabilisation. Pour mobiliser ses hommes face à ces défis imminents, le chef militaire a sonné le rassemblement général en évoquant le sens profond du serment sous le drapeau :« Nous appelons toutes les garnisons de la 22ᵉ région militaire à se mettre en alerte maximale parce que l’ennemi continue à avoir la velléité de nous attaquer. Tout le monde doit être prêt à répondre jusqu’au sacrifice suprême. Nous nous sommes engagés dans l’armée pour défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême. Nous interdisons tout mouvement de recul devant l’ennemi, quelle que soit sa force ».
Parallèlement à la posture défensive, le volet de la sécurité urbaine reste une priorité majeure à Lubumbashi et dans ses environs, bien que les patrouilles soient parfois entachées par des actes d’indiscipline caractérisés aux barrières de contrôle. Afin de restaurer la confiance entre la population et l’armée, le commandant de la région a clos son allocution par un avertissement sévère assorti d’un ultimatum : « La patrouille est installée pour sécuriser la population et la patrie. Mais nous découvrons des comportements véreux et indisciplinés de certains soldats affectés à ce travail. Beaucoup sont déjà interpellés et seront punis sévèrement par la justice ».
Avec un moratoire d’un mois accordé aux unités sur le terrain pour éradiquer les barrières illégales et les dynamiques de rançonnement, la justice militaire est désormais en première ligne pour sanctionner tout écart, garantissant que l’alerte maximale rime également avec une intégrité irréprochable.
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Daniel Faray





