Alors que le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la loi fondamentale continue de cristalliser les tensions en République Démocratique du Congo, les réactions de la société civile se font de plus en plus incisives. Dernier tacle en date, celui de Jean-Claude Katende.
Le Président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO) affiche une certitude absolue quant à l’échec de toute tentative de modification constitutionnelle.
Pour le leader de l’ASADHO, les velléités de toucher au texte sacré de la République se heurteront à un mur. Jean-Claude Katende balaie d’un revers de la main les spéculations ambiantes et prévient le camp des réformateurs. « Ceux qui pensent que la constitution sera changée, ils se trompent », a-t-il affirmé de manière tranchante, affichant une assurance qui résonne comme un défi lancé aux stratèges du pouvoir.
Cette prise de position intervient dans un climat politique de plus en plus polarisé, où l’opposition et plusieurs forces vives soupçonnent le pouvoir en place de vouloir baliser le chemin pour une prolongation des mandats ou une modification des règles du jeu démocratique.
Au-delà de la simple opposition de principe, Jean-Claude Katende s’appuie sur une lecture froide des rapports de force actuels. Selon lui, la marge de manœuvre du Chef de l’État est extrêmement réduite, voire inexistante, face aux forces en présence. « Actuellement, le Président Tshisekedi est le sujet de pressions nationales et internationales très fortes pour qu’il respecte la constitution », révèle Jean-Claude Katende le Président de l’ONG de défense des droits de l’homme.
Confiant dans la solidité du front du refus et dans la vigilance de la communauté internationale, Jean-Claude Katende refuse de céder au catastrophisme. Pour lui, l’issue de ce bras de fer politique ne fait aucun doute, et le temps jouera le rôle d’arbitre.
C’est avec une formule concise et lourde de sens qu’il a choisi de clore son intervention : « Prenons rendez-vous pour bientôt ». Une manière de donner rendez-vous à l’opinion publique pour constater le respect, de gré ou de force, de l’ordre constitutionnel établi. Le message est passé, le compte à rebours est lancé, selon les observateurs.
___
Daniel Faray





