À Kinshasa, à la veille de la journée « ville morte » décrétée par certaines forces de l’opposition dans le cadre de leur contestation du projet de référendum constitutionnel, le gouvernement congolais a adressé une mise en garde aux agents et fonctionnaires de l’État tentés de suivre ce mouvement.
Le ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a rappelé que les services publics doivent continuer à fonctionner normalement et que les agents de l’État sont tenus de respecter leurs obligations professionnelles.
Selon lui, toute absence injustifiée pourrait exposer les concernés aux sanctions prévues par les textes régissant l’administration publique.
Ce membre du gouvernement a également insisté sur les conséquences économiques qu’entraînerait une paralysie des activités à l’échelle nationale.
D’après ses estimations, une seule journée sans activité pourrait occasionner des pertes dépassant les 322 millions de dollars américains pour l’économie congolaise.
Cette déclaration intervient alors que la coalition de l’opposition réunie autour du « C64 » appelle les citoyens à observer une journée de cessation des activités afin de protester contre le projet de référendum porté par le pouvoir en place.
Plusieurs leaders de l’opposition, dont Jean-Marc Kabund, ont invité leurs militants à rester à domicile pour marquer leur désaccord avec cette initiative politique.
Alors que les autorités plaident pour la continuité des services publics et la préservation de l’économie nationale, l’opposition considère cette journée comme un moyen de pression démocratique visant à faire entendre la voix des citoyens.
La journée du 03 juin s’annonce ainsi comme un test politique majeur, susceptible de mesurer à la fois la capacité de mobilisation de l’opposition et l’efficacité des mesures prises par le gouvernement pour assurer le fonctionnement normal du pays.
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Degaulle Muloko



