À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, prévu ce jeudi 11 juin à 21 heures, la politique migratoire américaine suscite de vives critiques sur la scène internationale. Alors que de nombreux supporters, officiels et acteurs du football rencontrent des obstacles pour entrer aux États-Unis, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Washington, lors d’une conférence de presse tenue à Genève le mercredi 10 juin, à revoir « en profondeur » l’application de ses politiques migratoires.
« J’espère vraiment qu’il y aura une remise en question en profondeur de la manière dont l’application des politiques migratoires affecte les droits humains et la dignité humaine, et que, notamment dans le cadre de la Coupe du monde, on repense les politiques qui, malheureusement, semblent prévaloir actuellement, en particulier aux États-Unis », a-t-il déclaré.
Selon lui, un événement mondial comme la Coupe du monde devrait être un moment de rassemblement, d’unité et de paix, et non une source de discrimination ou d’exclusion.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents liés aux procédures d’entrée sur le territoire américain. Le cas illustratif reste celui de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, considéré comme l’un des meilleurs officiels africains, qui s’est vu refuser l’accès aux États-Unis malgré la validité de ses documents de voyage. Son retour en Somalie a suscité une vague de soutien populaire.
Au-delà des arbitres et des officiels, plusieurs supporters venus d’Afrique et d’autres régions du monde auraient également rencontré des difficultés administratives, alimentant les inquiétudes quant à l’impact de ces mesures sur le déroulement du plus grand rendez-vous du football mondial, organisé conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Face aux critiques, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a reconnu l’existence de problèmes liés aux visas tout en soulignant que l’instance mondiale du football n’avait aucun pouvoir sur les décisions migratoires des États. Il a affirmé que la FIFA travaillait en coulisses pour tenter de résoudre certaines situations, tout en rappelant que les autorités nationales restent seules compétentes pour autoriser ou refuser l’entrée sur leur territoire.
De son côté, l’administration américaine assure travailler pour faciliter l’entrée des visiteurs autorisés tout en maintenant des exigences strictes en matière de sécurité et de contrôle migratoire.
Le match d’ouverture de cette Coupe du monde opposera le Mexique à l’Afrique du Sud au mythique stade Azteca de Mexico.
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Junior Numbi





