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Kasumbalesa : Six mois dans le noir, le quartier SODIMICO se soulève contre la SNEL et paralyse la ville

La colère sourde des habitants de la ville frontalière de Kasumbalesa a fini par exploser. Le mardi 9 juin 2026, le quartier SODIMICO est devenu le théâtre de vives tensions. Exaspérés par une coupure d’électricité générale qui dure depuis près de six mois, les résidents sont descendus en masse dans la rue pour crier leur ras-le-bol. Cette mobilisation citoyenne, d’une ampleur remarquable, a paralysé une bonne partie de l’activité locale pour exiger le retour immédiat du courant.

Dès les premières heures de la matinée, la tension était palpable. Les manifestants ont érigé des barricades de fortune sur les principales artères du quartier et embrasé des dizaines de pneus, dégageant d’épaisses colonnes de fumée noire visibles à des kilomètres. Cette démonstration de colère a entraîné une fermeture forcée des commerces, des boutiques et des marchés environnants, figeant l’économie de cette zone pourtant stratégique. Pour la population, le message est clair : Impossible de continuer à faire comme si de rien n’était alors que le quotidien est devenu un calvaire.

Six mois sans électricité, c’est le bilan d’une crise qui asphyxie le quartier SODIMICO sur tous les plans. Sur le plan économique, les petits commerces de conservation (chambres froides, terrasses, salons de coiffure) ont mis la clé sous la porte ou tournent à perte en se ruinant dans l’achat de carburant pour générateurs.

Sur le plan social et sécuritaire, la situation est tout aussi alarmante. L’obscurité totale dans laquelle est plongé le quartier dès la tombée de la nuit a favorisé une recrudescence exponentielle du banditisme urbain, exposant les femmes, les enfants et les travailleurs nocturnes à des agressions continues.

Face à la sourde oreille de la Société Nationale d’Électricité (SNEL), les manifestants exigent désormais une implication directe et urgente des autorités urbaines et provinciales du Haut-Katanga. Ils dénoncent le mépris des institutions face à une crise énergétique qui n’a que trop duré et préviennent que les actions de rue pourraient s’intensifier si aucune solution technique concrète n’est apportée dans les plus brefs délais. En attendant, SODIMICO reste sous haute tension, suspendu à une réaction officielle.

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Daniel Faray

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