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Haut-Katanga : 5 présumés criminels arrêtés avec plus de 2 500 munitions, 90 chargeurs et des armes de guerre

Dans la province du Haut-Katanga, l’insécurité est devenue le quotidien d’une population à bout de souffle. Il est désormais rare de passer 24 heures sans qu’un nouvel acte de banditisme ne soit déploré. Dans les grands centres urbains tels que Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa, les nuits sont régulièrement rythmées et hachées par des crépitements de balles, semant la terreur au sein des foyers. Face à cette recrudescence de la criminalité, les forces de l’ordre multiplient les stratégies et intensifient leurs opérations pour endiguer cette hémorragie sécuritaire dans cette partie névralgique de la République Démocratique du Congo.

Ce lundi 08 juin 2026, les efforts de la Police Nationale Congolaise (PNC) ont porté leurs fruits. Le Groupe de recherche et d’investigation criminelle, sous la direction du Colonel Simplice Tshikala, a réussi un coup de filet majeur en procédant à l’arrestation de cinq criminels présumés, dont deux femmes. Lors de cette opération, les forces de l’ordre ont mis la main sur un arsenal de guerre impressionnant : Plus de 2500 munitions, au moins 90 chargeurs garnis et plusieurs armes à feu.

Selon les autorités policières, ce réseau s’approvisionnait de manière clandestine. Le Colonel Simplice Tshikala a apporté des précisions cruciales sur le modus operandi de cette bande organisée :« Depuis un certain temps, nous disposions d’informations faisant état de bandes organisées qui se ravitaillaient en armements et en munitions à travers nos propres camps militaires. Nous avons immédiatement déployé nos réseaux de renseignement. C’est ainsi que nous avons pu appréhender le nommé Etomale Mbadi, un braqueur à main armée extrêmement dangereux. Lors de son interpellation, il était en possession de 1 300 munitions, d’un revolver et de deux chargeurs. Les enquêtes se poursuivent activement pour tracer l’origine exacte de ces munitions de guerre », indique le Colonel Simplice Tshikala.

L’enquête s’est accélérée au cours du week-end grâce à des techniques de filature et de l’infiltration bien orchestrées. Samedi dernier, les enquêteurs ont tendu un piège efficace à deux autres membres clés du réseau, les nommés Kisimba Joël et Mayunga Costa, alors qu’ils s’apprêtaient à récupérer une livraison d’armes.

Surpris en plein flagrant délit sur le lieu de la transaction avec 230 munitions en leur possession, les deux suspects ont été soumis à un interrogatoire serré qui les a poussé à coopérer. Ils ont ainsi conduit les forces de l’ordre jusqu’à leur source d’approvisionnement : Le domicile d’une complice, Madame Arija Faila. La perquisition de sa maison a permis de découvrir une véritable poudrière contenant 1 400 cartouches supplémentaires.

Si ce coup d’éclat de la PNC permet de retirer de la circulation des outils de mort qui auraient pu endeuiller des dizaines de familles, il pose de sérieuses questions sur l’étanchéité des dépôts de munitions de l’armée. Pour les habitants du Haut-Katanga, cette opération réussie résonne comme un signal fort : Celui d’une police qui refuse de capituler face aux seigneurs de la nuit. Reste désormais à la justice de prendre le relais pour remonter jusqu’aux cerveaux de ce trafic d’armes, afin que les nuits de Lubumbashi, Likasi et Kasumbalesa retrouvent enfin une paix durable.

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Daniel Faray

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