La morgue de l’Hôpital général de référence Mwangeji, à Kolwezi, traverse actuellement une situation préoccupante.
Depuis près de deux mois, la chambre froide est hors service, une panne qui a considérablement réduit les capacités de conservation des dépouilles et compliqué le fonctionnement normal de cette infrastructure mortuaire.
Selon plusieurs sources locales, une dizaine de corps en état de décomposition y sont encore conservés.
À cela s’ajoute la dépouille d’un ressortissant étranger dont les formalités d’incinération ne sont pas encore finalisées. Cette accumulation de corps rend difficile la gestion quotidienne de la morgue et retarde les travaux nécessaires à la remise en état de la chambre froide.
Les conséquences de cette situation se font particulièrement sentir auprès des familles éplorées.
En raison du manque d’espace disponible, la morgue de Mwangeji ne reçoit plus de nouvelles dépouilles.
Les proches des défunts sont ainsi contraints de rechercher des solutions alternatives, parfois éloignées de la ville, avant de pouvoir organiser les obsèques. Face à cette crise, des acteurs de la société civile tirent la sonnette d’alarme et appellent les autorités à renforcer les infrastructures mortuaires de Kolwezi.
Ils estiment que la croissance démographique de la ville exige des investissements importants dans ce secteur afin de répondre aux besoins de la population.
Pour certains observateurs, il devient indispensable de doter Kolwezi de nouvelles morgues et d’améliorer les capacités d’accueil des structures existantes.
Ils soulignent qu’une ville de cette importance ne devrait pas dépendre d’un nombre limité d’installations pour la conservation des corps.
En attendant la réparation de la chambre froide et le désengorgement des installations de Mwangeji, les familles continuent de faire face à de nombreuses difficultés liées à la conservation des dépouilles et à l’organisation des funérailles.
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Degaulle Muloko





