Le silence nocturne a définitivement quitté le quartier Golf Maisha, dans la commune de Lubumbashi. Autrefois réputée pour sa quiétude, cette zone résidentielle fait face à une vague de criminalité sans précédent. Vols à main armée, cambriolages à répétition et tirs nourris rythment désormais le quotidien d’une population livrée à elle-même et qui appelle à l’aide.
Une nuit de terreur sans intervention policière
L’incident de la nuit du 3 mai 2026 reste gravé dans les mémoires comme le symbole de cette impunité grandissante. De 1 heure à 4 heures du matin, des détonations d’armes à feu ont plongé les résidents dans l’angoisse, particulièrement aux abords du marché Tutu, non loin de l’école Mater Dei. Durant ces trois heures d’enfer, aucune patrouille de police n’est intervenue, laissant le champ libre aux assaillants.
Ce secteur s’est transformé en un véritable terrain de chasse pour des bandes criminelles bien organisées. Munis de fusils d’assaut, d’armes de chasse ou d’armes blanches, les malfaiteurs opèrent avec une audace déconcertante, multipliant les incursions violentes dans les domiciles.
Des vuvuzelas face aux fusils d’assaut : l’impuissance des résidents
Face à la carence des services de sécurité, la solidarité communautaire tente de s’organiser, mais les moyens dérisoires soulignent la gravité du déséquilibre. Les habitants ont mis en place des systèmes d’alarme de fortune, utilisant des sifflets et des vuvuzelas pour donner l’alerte dès qu’une parcelle est ciblée.
Une stratégie d’autodéfense passive qui montre rapidement ses limites face à la puissance de feu des criminels. « Que peut un sifflet face à un bandit lourdement armé ? », s’interroge avec amertume Samuel Nkulu, un habitant du quartier rencontré par notre rédaction.
L’appel pressant à l’installation d’un sous-commissariat de la police
Le traumatisme est profond, et les préjudices économiques subis par les familles ne cessent de s’alourdir. Pour les résidents, la solution passe impérativement par une présence policière permanente et de proximité.
Interrogé par notre média, Samuel Nkulu lance un cri d’alarme aux autorités : « Nous demandons aux autorités, tant nationales que locales, de prendre des mesures significatives face à la situation alarmante que vivent les habitants de Golf Maisha. L’installation d’un commissariat de police dans cette zone est une urgence absolue pour repousser cette menace quotidienne. Les pertes matérielles et financières sont énormes. La semaine dernière, j’ai failli perdre mon véhicule ; ils n’ont heureusement pas réussi à forcer le système de verrouillage électronique. C’est devenu invivable. Et dire que cela se passe à Lubumbashi, la deuxième ville de la RDC ! »
Ce cri de détresse des habitants de Golf Maisha est un message direct adressé au gouvernement provincial du Haut-Katanga et aux responsables de la police urbaine. À l’heure où la fluidité de l’information numérique met en lumière les failles de la sécurité urbaine, la population attend des actions concrètes pour éradiquer un phénomène qui gangrène le chef-lieu de la province.
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La Rédaction



