Révision constitutionnelle en RDC : Jean-Claude Katende prédit une vive résistance citoyenne
Le débat sur le changement de la Loi fondamentale en République démocratique du Congo prend une tournure de plus en plus vive. Jean-Claude Katende, Président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), a vivement réagi aux récentes initiatives portées par le camp présidentiel, qualifiant la réception du projet de douche froide pour ses initiateurs.
Dans une déclaration empreinte de fermeté, l’activiste des droits de l’homme a ciblé directement le professeur André Mbata, Secrétaire permanent de l’Union Sacrée de la Nation (USN). Ce dernier avait récemment lancé un appel à contributions pour soutenir une réforme, voire un changement complet de la Constitution. Pour Jean-Claude Katende, l’accueil réservé à cette démarche au sein de l’opinion publique et de la société civile constitue un signal sans équivoque.
« La douche froide reçue par le professeur André Mbata en rapport avec son appel à contributions est une alerte et un avertissement », a-t-il affirmé.
L’ASADHO, par la voix de son Président, rappelle que toute tentative de toucher aux équilibres constitutionnels actuels se heurtera à une résistance citoyenne et politique majeure. Selon Jean-Claude Katende, les partisans du changement de Constitution sous-estiment la détermination de ceux qui s’opposent à ce qu’ils considèrent comme une manœuvre visant à fragiliser les acquis démocratiques.
« J’ai déjà dit à ceux qui s’agitent pour le changement de Constitution que pareille initiative ne sera jamais un fleuve tranquille », a prévenu le leader de l’ASADHO. Par cette dénonciation, il souligne que le chemin vers une nouvelle Constitution sera semé d’embûches et de contestations sociales, loin du consensus espéré par la majorité au pouvoir.
Alors que les voix se multiplient au sein de la famille politique du Chef de l’État congolais pour justifier la nécessité d’une constitution adaptée aux réalités congolaises, les organisations de la société civile, elles, craignent une remise en cause des verrous limitant le nombre de mandats présidentiels.
Cette sortie de Jean-Claude Katende replace l’église au milieu du village, le débat constitutionnel est loin d’être clos et s’annonce comme l’un des enjeux majeurs de la scène politique congolaise dans les mois à venir.
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Daniel FARAY
