Lubumbashi : L’insécurité enracinée, une étudiante de l’UNILU tuée par des bandits
Dans la province du Haut-Katanga, le deuil frappe à nouveau la capitale cuprifère. Ce vendredi 1er mai 2026, alors que la ville célébrait la fête du Travail, une tragédie a brisé le destin d’une jeune femme, mère de famille et étudiante à l’Université de Lubumbashi (UNILU). Victime d’une violence aveugle, elle laisse derrière elle une communauté universitaire sous le choc et une population exaspérée par une criminalité qui semble ne plus connaître de limites.
La victime, dont l’identité suscite une vive émotion sur les réseaux sociaux, était inscrite en Master 1 de Sciences Administratives au sein de la Faculté des Sciences Sociales. Femme de courage, elle jonglait entre ses responsabilités de mère de famille et ses ambitions académiques. Son parcours s’est arrêté net, fauchée par une balle perdue lors d’une incursion de bandits armés.
Selon des témoignages concordants recueillis sur place, la jeune femme n’était pas la cible directe de cette attaque aux environs du rond-point carrefour au niveau de l’arrêt texaco. Les malfrats, opérant avec une audace déconcertante, visaient des cambistes exerçant dans le secteur. Dans le chaos des tirs, l’étudiante a été mortellement atteinte. Ce drame met une nouvelle fois en lumière le danger permanent que représente le commerce de change en plein air, véritable aimant pour la criminalité urbaine dans les zones à forte affluence.
Cette tragédie n’est pas un cas isolé, mais le reflet d’une insécurité persistante qui gangrène Lubumbashi. Malgré les efforts affichés par la police et l’organisation d’audiences foraines pour condamner les fauteurs de troubles, la circulation des armes et l’audace des bandits de grand chemin continuent de semer la désolation.
Le décès de cette étudiante de l’UNILU relance avec acuité le débat sur l’efficacité des dispositifs de protection des civils. À l’Université de Lubumbashi, la consternation a laissé place à une sourde colère. Pour beaucoup de ses camarades, il ne s’agit plus seulement d’un fait divers, mais d’un échec sécuritaire qui prive le pays d’une partie de sa future élite administrative.
La population, aujourd’hui en deuil, attend désormais des actes forts, une traque sans merci des assassins et une sécurisation réelle des zones de transaction financière.
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Daniel FARAY
