Accueil des migrants en RDC: « Le Congo n’est pas à vendre, ni une poubelle à louer » clame Sesanga

Accueil des migrants en RDC: « Le Congo n’est pas à vendre, ni une poubelle à louer » clame Sesanga

« Le Congo n’est pas à vendre, ni une poubelle à louer », c’est en ces termes que Delly Sesanga, leader du parti ENVOL, s’est exprimé sur son compte X, à l’occasion d’une marche organisée contre l’arrivée présumée de migrants afghans en République démocratique du Congo.

Le 27 avril 2026, le parti ENVOL a organisé une manifestation à Kinshasa, pour dénoncer cette situation.

Initialement prévue comme une marche pacifique visant à interpeller le régime en place, la mobilisation a rapidement dégénéré en troubles, marqués par des arrestations que les manifestants jugent arbitraires.

Selon plusieurs témoignages, la police est intervenue pour disperser la foule, donnant lieu à une répression dénoncée par les organisateurs. En République démocratique du Congo, les manifestations publiques se soldent souvent par des bilans négatifs, et celle-ci n’a pas fait exception.

Le parti ENVOL affirme s’opposer à tout projet d’accueil sur le sol congolais de combattants alliés aux États-Unis ayant été engagés en Afghanistan.

Lors des échauffourées, un haut cadre du parti, Maître Nicolas Langa, a été interpellé par les forces de l’ordre.

De son côté, le secrétaire général du parti, Rodrigue Ramazani, dénonce une attaque conjointe entre la police et des membres présumés de la milice « Force du progrès », affiliée à l’UDPS, le parti au pouvoir. Les faits se seraient déroulés sur le boulevard Lumumba, où plusieurs militants étaient mobilisés. Il condamne également l’usage qu’il qualifie de disproportionné de la force par les autorités, ainsi que l’arrestation de plusieurs cadres du parti, dont le coordonnateur d’ENVOL/Kinshasa, Graziani Tshibangu.

Les responsables du parti appellent le régime de Félix Tshisekedi à mettre fin à la répression, à respecter les libertés publiques et à suspendre tout accord susceptible, selon eux, de menacer la sécurité nationale.

Sur place, un manifestant a également lancé un appel au Président de la République, demandant la suspension immédiate de tout projet d’accueil de migrants. Il a insisté sur le fait que « le pays n’appartient pas à un individu », réaffirmant le rejet de cette initiative par une partie des protestataires.

La manifestation a été marquée par des actes de vandalisme, notamment l’incendie de pneus et le blocage de certaines routes.

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Filbert Ngoy

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