9 candidats, 1 trône : radioscopie des prétendants à la présidence de la FECOFA
La course à la présidence de la Fédération congolaise de football association s’annonce ouverte et disputée. Ce mardi 21 avril à la clôture de dépôt des candidatures, neuf profils, neuf trajectoires, et autant de visions pour l’avenir du football congolais ont été enregistrés.
Sur place à Kinshasa, Gédéon Mbikayi fait le tour d’horizon des forces avec une analyse des atouts et limites de chaque candidat.
1. Aziz Makukula
Ancien international Portugais et figure respectée du football, Aziz Makukula incarne le profil technico-sportif. Son expérience du terrain et sa connaissance des réalités du football professionnel jouent en sa faveur.
Atout : Crédibilité sportive et réseau international.
Limite : Il devra rassurer sur sa capacité à gérer une institution complexe.
2. Jean-Didier Massamba
Moins médiatisé que certains concurrents, Massamba mise sur une approche plus discrète. Son profil suggère une volonté de rupture avec les figures traditionnelles.
Atout : Positionnement alternatif.
Limite : Manque de visibilité et de poids médiatique.
3. Shabani Nonda
Ex-star internationale passée notamment par l’Europe, Shabani Nonda bénéficie d’une grande popularité avec son passage chez les léopards de la RDC. Il représente une nouvelle génération de dirigeants issus du haut niveau.
Atout : aura, expérience du football moderne.
Limite : Peu d’expérience avérée dans la gestion institutionnelle.
4. Max Mayaka
Homme de terrain et dirigeant engagé, Mayaka s’inscrit dans une logique de continuité du football local. Il connaît les rouages internes.
Atout : Proximité avec les acteurs locaux.
Limite : Influence limitée à l’échelle internationale.
5. Kevin Issa
Présenté comme un « nouveau », Kevin Issa incarne le renouvellement. Son profil intrigue et attire l’attention d’une frange en quête de changement.
Atout : Image de renouveau.
Limite : Manque de références solides dans le football de haut niveau.
6. Bosco Mwehu
Profil administratif et institutionnel, Bosco Mwehu pourrait séduire ceux qui privilégient la rigueur et la gouvernance. Actuel Président de la Linafoot, Mwehu semble bien positionné pour convaincre le public sportif.
Atout : Maîtrise des mécanismes institutionnels.
Limite : Moins de proximité avec le terrain footballistique.
7. Patou Mangenda
Figure connue, parfois controversée, Mangenda possède une expérience politique qui peut peser dans ce type d’élection.
Atout : Réseau politique et influence.
Limite : Image clivante.
8. Véron Mosengo
Ex-secrétaire général de la Confédération africaine de football, Mosengo est l’un des profils les plus solides sur le plan administratif et international. Il pourra bien imposer sa personne dans les rouages du football national.
Atout : Expérience continentale, maîtrise des instances.
Limite : Perçu comme éloigné des réalités locales.
9. Jean-Claude Mukanya
Autre figure « nouvelle », Mukanya tente de se positionner comme une alternative crédible face aux profils plus établis.
Atout : Fraîcheur politique.
Limite : Manque de notoriété.
Une élection ouverte et stratégique entre anciens joueurs, technocrates et profils politiques, elle reflète les tensions classiques du football congolais : Modernisation vs continuité,
terrain vs administration,
influence locale vs réseau international.
Plus qu’un simple scrutin, le choix du futur président de la FECOFA déterminera l’orientation du football congolais pour les prochaines années : Gouvernance, développement des jeunes, compétitivité des clubs et crédibilité internationale.
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Gédéon Mbikayi
