Affaire Balanganayi: Le ministère public requiert 10 ans de prison ferme contre le médecin

Affaire Balanganayi: Le ministère public requiert 10 ans de prison ferme contre le médecin

L’audience de ce vendredi 03 avril 2026 a marqué un tournant décisif dans le procès opposant le docteur David Balanganayi à son ancienne patiente, Dorcas Moya. Devant le Tribunal de grande instance de Kinkole, le ministère public a frappé fort en réclamant une peine de dix années de réclusion.

Un réquisitoire sévère

​Pour l’organe de la loi, la culpabilité du praticien ne fait aucun doute. Le procureur a détaillé une série d’infractions graves, sollicitant notamment :

  • 10 ans pour torture ;
  • 5 ans pour coups et blessures aggravés ;
  • 5 ans pour l’ordre donné de filmer la scène de soins.

​ En se basant sur le principe de « concours idéal d’infractions », le ministère public a demandé au tribunal de retenir la peine la plus lourde, soit 10 ans de servitude pénale principale, assortis d’une amende de 25 millions de francs congolais.

Battue lors de la suture : Le témoignage de la victime

​Présente à la barre selon l’exigence des juges, Dorcas Moya a livré un récit poignant des faits. La jeune mère a affirmé avoir subi des violences physiques de la part du médecin alors qu’elle subissait une suture post-accouchement. Contrairement aux allégations de la défense, elle a insisté sur le fait qu’elle ne manifestait aucune résistance aux soins au moment des coups.

​De leur côté, les avocats de la partie civile ont durci le ton en plaidant pour la reconnaissance de la tentative de meurtre. Ils réclament, en réparation du préjudice subi, la somme d’un million de dollars américains au titre de dommages et intérêts.

​L’expertise médicale

​Le tribunal a également entendu le témoignage du docteur Ilunga, expert de l’hôpital Diamant, où la victime avait été transférée. Si l’expert a confirmé que les constantes vitales de la patiente étaient stables à son arrivée, il a néanmoins relevé la présence d’une plaie infectée. Cette complication aurait nécessité une anesthésie locale immédiate pour permettre un examen approfondi, compte tenu des douleurs aiguës rapportées par la victime.

Le tribunal a pris l’affaire en délibéré, et le sort du docteur Balanganayi repose désormais entre les mains des juges.
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Junior Numbi

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