Le Tribunal de grande instance de Lubumbashi a tranché la crise de leadership qui secouait le parti Action pour la rupture et le développement (ARDEV). Dans un jugement rendu il y a peu, la justice congolaise reconnaît officiellement l’ancien Gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, comme l’unique président national statutaire et légal de cette formation politique.
Cette décision judiciaire vient mettre un terme aux tensions internes et aux contestations qui ont ébranlé le parti ces derniers mois. L’information a été rendue publique à travers un communiqué officiel signé par le secrétaire général de l’ARDEV, Maître Hubert Mwamba Kadimanshi.
En déboutant les franges contestataires, le Tribunal de grande instance de Lubumbashi a frappé d’invalidité toutes les initiatives prises en dehors de la charte du parti. Le jugement déclare ainsi « nulles et de nul effet » l’ensemble des décisions promulguées par les structures parallèles non reconnues par les statuts organisateurs de l’ARDEV.
Par cette même ordonnance, la justice ordonne aux animateurs de ces dissidents de restituer sans délai tous les attributs, symboles et biens du parti aux organes statutaires légitimes, désormais sous la direction exclusive de Jacques Kyabula Katwe.
Du côté de la direction officielle de l’ARDEV, ce dénouement judiciaire est perçu comme une victoire du droit et une occasion d’assainir la vie interne du mouvement. Dans son communiqué, le Secrétaire Général a lancé un appel au rassemblement tout en réaffirmant la ligne politique claire du parti.
Cette clarification au sommet du parti permet également à l’ARDEV de consolider sa position au sein du paysage politique congolais. La direction a profité de l’occasion pour renouveler son soutien sans réserve à la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, réaffirmant son ancrage au sein de la dynamique gouvernementale et de la majorité présidentielle.
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Daniel Faray







