FOOT RDC : Lamine Ndiaye et le TP Mazembe, la fin d’une épopée gravée dans le marbre
L’incroyable devient un credo, ce qui ne semblait être qu’une rumeur persistante a fini par s’écrire en lettres de départ. Ce jeudi 29 janvier 2026, le match contre Sanga Balende marquait l’ultime danse de Lamine Ndiaye sur le banc des Corbeaux. Le technicien sénégalais, architecte des plus belles heures du club, a officiellement rendu son tablier.
Le temple de la Kamalondo a un goût amer ce soir. En affrontant Sanga Balende au stade Kibasa maliba de la Kenya, les supporters ne savaient pas encore qu’ils assistaient aux dernières consignes criées depuis la ligne de touche par le Grand Maître. Après une collaboration intense, marquée par une résilience à toute épreuve, Lamine Ndiaye a choisi de se retirer, laissant derrière lui un vide immense et un héritage colossal.
Un rappel historique sur l’homme du miracle d’Abou Dhabi
Parler de Lamine Ndiaye, c’est feuilleter les pages les plus glorieuses de l’histoire du football congolais et africain. Son nom restera éternellement lié à l’année 2010, une année de grâce où le TP Mazembe a brisé le plafond de verre mondial.
Sous sa houlette, Mazembe a dominé l’Afrique en remportant la Ligue des Champions de la CAF en 2010 avec une autorité déconcertante. Il est l’homme qui a conduit les Corbeaux en finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. En éliminant l’international Porto Alegre (2-0), Mazembe devenait le premier club non européen et non sud-américain à atteindre ce stade de la compétition. Un exploit qui avait placé Lubumbashi sur la carte mondiale du football.
Au-delà des trophées a son actif avec le club de Moïse Katumbi, il a instauré une discipline de fer et une identité de jeu qui ont fait du TP Mazembe une machine à gagner crainte sur tout le continent.
Son retour plus récent sur le banc des Corbeaux s’inscrivait dans une volonté de reconstruction. Malgré les défis et un contexte de transition, le technicien sénégalais a tenté, avec son flegme habituel, de redonner de l’éclat au blason noir et blanc.
Aujourd’hui, la démission de Lamine N’Diaye ne sonne pas comme un échec, mais comme la fin d’un cycle naturel. Le credo de l’incroyable, qu’il a lui-même souvent prôné, l’accompagnera vers de nouveaux horizons, tandis que les lushois, eux, n’oublieront jamais l’homme qui les a fait rêver d’étoiles tant au niveau continental que mondial, estiment d’aucuns.
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Daniel Faray
