Sécurité à Lubumbashi : Entre traque des usurpateurs et renforcement de l’ordre public
La traditionnelle parade hebdomadaire du commissariat provincial de la Police Nationale Congolaise (PNC) a été marquée, ce lundi 20 avril 2026, par des révélations percutantes. Sous la direction du commissaire divisionnaire Blaise Kilimbalimba, l’événement a servi de tribune pour dénoncer les dérives sécuritaires et tracer les nouvelles lignes de conduite.
Le point d’orgue de cette parade a été la présentation de Bitema Bitema Badibanga, un civil identifié comme vendeur de boissons alcoolisées au quartier Matshipisha. Ce dernier a été appréhendé alors qu’il se faisait passer pour un agent de l’ordre.
Le Général Blaise Kilimbalimba a fermement condamné cette usurpation de fonctions, soulignant que de tels actes ne se contentent pas de tromper la vigilance des citoyens, mais ternissent gravement l’image de marque et la crédibilité de la Police nationale. Cette arrestation s’inscrit dans une volonté de purger la ville des électrons libres qui profitent de l’uniforme pour commettre des exactions. Outre les dossiers locaux, le commissaire divisionnaire a partagé le bilan de sa récente mission officielle à Dakar, au Sénégal. Il y a représenté la RDC lors d’un congrès mondial consacré à la sécurité chimique.
Cette ouverture internationale souligne la nécessité pour la police de Lubumbashi de s’adapter aux menaces contemporaines, notamment la gestion des produits dangereux et les risques environnementaux, essentiels pour une région minière et industrielle comme le Haut-Katanga.
Enfin, le volet sécuritaire intérieur a occupé une place prépondérante dans les orientations du Général. Inquiet de la montée des tensions dans certains points chauds, le chef de la police a instruit formellement les commandants urbains et les services de renseignements d’agir avec fermeté.
La situation dans la commune de la Kenya est particulièrement scrutée. Des jeunes, revendiquant des affiliations à divers partis politiques, y multiplient des actes contraires à la loi, créant un climat d’insécurité. « La loi doit rester la seule boussole », a laissé entendre le commandement, rappelant que l’appartenance politique ne constitue en aucun cas une immunité face aux actes de vandalisme ou de trouble à l’ordre public.
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Daniel Faray
