Lualaba : Le gouvernement central alerte sur une menace de contamination radioactive au site minier de KCC
En République Démocratique du Congo, une menace invisible plane sur la capitale mondiale du cobalt. Lors du Conseil des ministres du 27 mars 2026, le Gouvernement congolais a lancé une alerte sanitaire urgente concernant des risques d’irradiation radioactive sur le site de Kamoto Copper Company (KCC). Entre rapports techniques alarmants et zones d’ombre sur l’exploitation artisanale, la province du Lualaba retient son souffle.
Selon les informations officielles, la zone critique a été localisée au niveau du remblai T17, situé dans le périmètre d’exploitation de KCC. Depuis le 23 mars 2026, ce secteur est placé sous surveillance renforcée après avoir été officiellement classifié en situation d’urgence radiologique. Les autorités redoutent des conséquences dévastatrices, tant pour les populations riveraines que pour l’écosystème local.
Selon les rapports techniques du Gouvernement, la présence de substances radioactives expose la région à plusieurs dangers majeurs notamment sur la santé publique et les risques d’irradiation directe pour les travailleurs et les riverains, avec des effets possibles à long terme. On redoute des maladies chroniques telles que le cancer, la contamination durable des sols, des nappes phréatiques et des cours d’eau, les impacts significatifs sur la faune et la flore locales, ainsi que le risque d’infiltration de particules radioactives dans la chaîne alimentaire.
Face à la gravité de la situation, la ministre de la recherche scientifique et innovation, Marie-Thérèse Sombo, a annoncé un déploiement urgent, « la rapidité d’intervention et la coordination interinstitutionnelle sont essentielles pour prévenir toute aggravation », a-t-elle martelé.
Pour limiter la propagation, un plan d’urgence a été mis en place, c’est entre autre, le déploiement d’experts en radioprotection, l’installation de dispositifs de décontamination et une surveillance continue des niveaux de radiation dans les zones habitées à proximité du site.
Si le discours officiel se veut rassurant sur la prise en charge, une source proche du dossier, ayant requis l’anonymat, livre une analyse plus nuancée. Selon cette source, la crise serait accentuée par l’invasion du site par des creuseurs artisanaux. Ces derniers, en manipulant des remblais potentiellement radioactifs sans protection, auraient accéléré la dispersion des particules dangereuses.
Cette révélation soulève une question brûlante : Les autorités ont-elles réellement le contrôle de la zone ? Malgré les mesures annoncées, la sécurisation durable du périmètre face à l’activité minière illégale reste le principal défi de cette crise.
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Trésor Kasamba
